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Une réglementation spécifique

 
 
 
 
Une filière organisée et une réglementation spécifique encadrent et orientent la production de semences non seulement au service de productions professionnelles mais également au service des jardiniers amateurs.

 
 

Une réglementation spécifique : qualité des semences et protection de l’utilisateur

 
 
La production de semences possède une règlementation propre, différente des productions de consommation (cultures maraîchères, fruitières, céréalières…). Celle-ci a pour objectif de garantir aux utilisateurs, professionnels et particuliers, une semence de qualité. En effet les semences sont à la base de nombreuses activités agricoles ou agroalimentaires.
Cette réglementation, mise en place au sein de l’Union Européenne, est déclinée dans chaque pays. En France, elle est gérée par le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants). Les semences doivent respecter des normes : 
-de qualité variétale (une seule variété doit être présente dans le lot)
-de qualité spécifique (la semence doit être propre, et sans mauvaise herbe)
-de qualité germinative (la semence doit pouvoir germer dans des conditions idéales)
Des mesures sont prises, du champ jusqu’à l’ensachage et des contrôles sont effectués afin de vérifier l’implication et le respect de ces normes de qualité par tous les acteurs de la filière.
 
 
 
 
 
 
   

Une réglementation au champ

 
 
D’apparence classique, un champ de production de semences respecte une réglementation bien spécifique qui le différencie des cultures de consommation.
Les cultures semencières doivent respecter des normes d’isolement afin d’éviter le croisement entre variétés. C’est-à-dire qu’une parcelle de semences ne doit pas être trop proche d’une autre parcelle de la même espèce. Les distances devant les séparer sont variables ainsi les pois doivent être séparés d’au moins 100 mètres avec une autre parcelle de pois, tandis que les betteraves doivent être isolées d’au moins 2000 mètres ! Une cartographie de ces parcelles permet d’organiser la production à l’échelle nationale. 
L’agriculteur-multiplicateur doit veiller à garder un champ propre : les mauvaises herbes doivent être quasiment absentes afin de faciliter le triage de la semence. Les plantes « hors-type », c’est-à-dire qui ne sont pas de la bonne variété, sont éliminées afin d’obtenir uniquement des semences  de la variété attendue. La collaboration avec les mairies et collectivités territoriales permet une surveillance des zones autour des parcelles de production de semences.
 
 
 
 
 

Une réglementation après récolte : la certification des semences

 
 
 
Une fois la semence récoltée, elle est séchée, nettoyée puis triée. Elle est ensuite analysée afin de vérifier sa qualité. Enfin, des tests permettent de vérifier qu’elle soit indemne de certains virus, bactéries ou champignons.
 Le triage permet d’éliminer les impuretés du lot, ainsi que les semences de mauvaises herbes. La pureté spécifique (semences sans déchet ou semences d’autres espèces) doit ainsi être supérieure à 90% (variable selon les espèces : 98% pour les haricots). Après ce test, la bonne germination du lot est vérifiée : la carotte doit au moins germer à 80%, la tomate à 85%. 
Ces contrôles sont effectués avant l’ensachage et chez les distributeurs. C’est différent tests permettent de garantir à l’utilisateur un lot de bonne qualité.
 
Cette réglementation implique toute la filière semence : de la production à la commercialisation. Cet engagement de la filière confirme la volonté de produire une semence de qualité satisfaisante pour les utilisateurs particuliers et nous, professionnels.
 
 
 
  
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