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Concevoir son potager bio

Le choix de l'emplacement du potager et de sa surface est déterminant pour sa réussite. Il doit être le plus proche possible de la maison pour des raisons pratiques évidentes mais également pour offrir facilement le simple plaisir de s'y promener.  

Quelle exposition pour mon potager ?


Il n'existe quasiment pas de légumes et très peu de plantes aromatiques qui poussent à l'ombre. Au mieux, quelques-uns apprécient la mi-ombre mais rarement plus. L'emplacement retenu doit donc être bien exposé : ni à l'ombre d'un bâtiment voisin, ni à celle d'arbres importants.
Le potager installé sous ou à proximité d'un verger d'arbres à haute tige est à proscrire absolument. L'ombre des arbres et l'immanquable concurrence "alimentaire" ne donneront pas la moindre chance aux malheureux légumes.
Pour les chanceux qui bénéficient déjà d'un jardin clos par des haies ou des murs, sachez que ces "barrières" naturelles ont un effet exceptionnel sur le potager. Barrières à vent, tampons thermiques, emmagasineurs de chaleur : leurs bienfaits sont multiples.  

Quelle surface pour mon potager ?


Attention à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre au moment de déterminer la surface allouée au potager. Non qu'il exige un travail colossal mais, à l'image de la pratique d'un instrument de musique, il requiert énormément de régularité.
Ainsi, il faut prévoir prévoir sa surface en fonction d'un mode de vie qui évolue. Entre les weekends et les vacances, il est fréquent de partir de plus en plus, même si le coût du carburant inversera peut être cette tendance. Au retour, trouver un potager plein d'herbes et des récoltes perdues faute d'avoir été cueillies à temps, est souvent décourageant.  

Traditionnellement, on estime que, pour une famille de quatre personnes qui veut produire tous ses légumes, pommes de terre de conservation et asperges comprises, il faut compter 500m² tandis que 200m² suffisent à une bonne production de primeurs, de légumes d'été et de quelques racines à stocker.
Cependant, un jardinier, après quelques saisons d'expérience, peut obtenir des récoltes tout à fait impressionantes sur une surface de 100m² bien conduite.  

Un environnement vivant au potager


Les auxiliaires


Intégralement labourés dès l'automne et nus comme au premier jour hormis quelques choux et poireaux, l'autre moitié de l'année remplis de légumes et impeccablement désherbés - chimiquement s'il le fallait, jusqu'au long de la clôture -, nombre de potagers vivriers de nos grands parents n'incitaient pas à la rêverie !
S'ils étaient des lieux peu attrayants pour l'homme, ils ne l'étaient pas plus pour les auxiliaires (hérissons, coccinelles, syrphes, etc) qui n'y trouvaient aucun refuge pour installer leur gîte, tandis que les ravageurs (pucerons, piérides, etc.) se délectaient d'un pareil endroit composé uniquement de végétaux auxquels ils sont inféodés.
Il est donc indispensable de tenter d'amener un peu d'équilibre au potager. Il ne faut surtout pas oublier que cultiver, c'est boulverser un équilibre qui existait avant le passage de la grelinette, de la bêche ou du motoculteur.  

Des lieux de vie

 
Des haies, une mare, voire un simple bassin enterré à proximité du potager sont quasiment indispensables.
Il est tout à fait impressionant de voir à quelle vitesse une petite mare "prend vie". Quelques mois après sa création, libellules et autres insectes s'en donnent déjà à coeur joie.
Il est difficile de creuser une mare dans nombreux jardins aux dimensions modestes. Mais il existe de petits bassins moulés prêts à installer, aux formes multiples et de toutes tailles qui permettent d'avoir, à peu de frais, un point d'eau dans lequel oiseaux et autres habitants du jardin viendront s'abreuver ou s'ébattre.  

Une barrière naturelle


Attention, quand on parle de haie, à bien la définir ; les haies ont été victimes d'une invraisemblable uniformisation. Ainsi, elles ne sont pas ces murs absurdes de "béton végétal", le plus souvent à base de cyprès de Leyland, mais un ensemble d'essences différentes adaptées au climat et au sol.
Pour faire son choix, le plus simple consiste à regarder autour de chez soi les arbres paraissant bien adaptés, ayant une belle croissance et ne semblant pas affectés par un ravageur spécifique, comme le marronier peut l'être actuellement.
Pour les plus préssés, il existe des solutions intermédiaires intéressantes pour composer des rideaux de verdure plutôt que de véritables haies : bambous, cannes de Provence, Miscanthus, topinambours, etc. Les jardiniers "pâtissant" d'une terre froide, lourde et se gorgeant facilement d'eau auront la chance de pouvoir "s'amuser" avec les boutures de saules et d'osiers : alignés, croisés, têtards, etc.    
T_FEDESAMARTH