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Arroser son potager

Même si l'objectif est de consommer le moins d'eau possible, hormis dans quelques rares régions où l'hydrométrie est vraiment très importante, il est presque impossible de faire un potager sans un minimum de possibilité d'arroser.  

Prévoir l'arrosage de son potager


Si, une fois que les plantes ont démarré leur croissance, elles peuvent être relativement autonomes dans une terre bien entretenue, quelques stades critiques (semis d'été, repiquage, etc.) demandent incontestablement de l'eau. Toitures, pentes naturelles du terrain, l'idéal est avant tout de chercher à récupérer, stocker puis redistribuer cette précieuse ressource.  

Bien arroser mon potager


La quantité d'eau à apporter varie en fonction de l'état de la sécheresse du sol et du stade de développement des plantes. Cependant, hormis quelques bassinages destinés à faire descendre la température dans une serre ou déranger des altises par exmple, un maraîcher professionnel n'arrose jamais en dessous de 15mm, soit 15 litres d'eau au mètre carré ! Cela n'a rien d'un gaspillage, bien au contraire. Seule une quantité d'eau importante garantit que vos plantes en profiteront. Un apport d'eau superficiel ne sert qu'à faire lever les graines de mauvaises herbes et à "coller la poussière".  

Comment évacuer l'eau de mon potager ?


Si on pense à amener l'eau dans son potager, prévoir l'inverse, autrement dit une possiblité de l'évacuer quand elle tombe en excès, est également indispensable. Une terre innondée plusieurs jours consécutifs est en hydromorphie : la vie aérobie ne se fait donc plus et les micro organismes indispensables à une bonne activité du sol disparaissent. Observez bien les pentes de votre terrain et les éventuelles cuvettes naturelles susceptibles de se transformer en véritables mares l'hiver.
Quelques saignées d'évacuation peu profondes à l'extrémité des rangs, un bassin judicieusement placé et quelques autres petits travaux de bon sens sont souvent suffisants et évitent bien des catastrophes.  

Quel matériel pour arroser mes cultures ?


Un arrosoir


Si nos modèles modernes en plastique ont moins de charme que leurs prédécesseurs en acier galvanisé, ils sont beaucoup plus léger. La poire dirigée vers le haut ou vers le bas permet d'obtenir deux types d'arrosage en pluie, tandis que le goulot servira à arroser au pied quelques plantes n'aimant pas avoir le feuillage mouillé.  

Un système de goutte-à-goutte


Même si c'est un peu onéreux, les avantages sont considérables : meilleure levée des semis, moins de "mauvaises" herbes qui lèvent entre les rangs, arrosage au pied et non sur le feuillage, moins d'évaporation etc.  

Un système d'aspersion


Cette solution concerne les jardiniers qui ont un grand jardin et qui ne veulent pas faire des dizaines de tours d'arrosoir. L'aspersion peut s'avérer indispensable pour reprendre une parcelle trop sèche en été ou sera à réserver à certains légumes qui préfèrent recevoir l'eau sur le feuillage plus qu'aux pieds (radis d'hiver, laitues, choux asiatiques, etc.) Souvent bénéfique, son usage demande néanmoins quelques précautions afin d'éviter de mouiller le feuillage de plantes sensibles aux maladies cryptogamiques situées à proximité. C'est également un système très consommateur d'eau à une pas utiliser en pleine journée et au coeur de l'été en général.  

Quand et comment arroser ?


Le soir ou le matin ? L'idéal est bien sur le soir, l'eau ayant toute la nuit pour profiter aux plantes.
Attention cependant, l'eau est souvent plus froide que l'atmosphère et fait tomber la température, une propriété parfois ennuyeuse sur de jeunes plants de tomates fraîchement repiqués, par exmple. S'il est risqué d'arroser de nombreux légumes-fruits par aspersion - cela risque de provoquer des maladies cryptogamiques de type rouille, mildiou ou oidium - malgré tout, les végétaux préfèrent toujours ces systèmes aériens, plus proches de la réalité de la nature. En effet, hormis pour les plantes aquatiques ou semi-aquatiques, les apports d'eau viennent du ciel ! Un bassinage le matin par temps sec quand on est assuré que le feuillage aura par la suite le temps de sécher a souvent un effet extraordinairement bénéfique. Il "nettoie" les stomates des feuilles et dérange souvent quelques insectes qui n'apprécient pas les douches matinales : araignées rouges, altises, etc.  

Le pluviomètre : un accessoire indispensable


Même avec des années d'expérience, il est très difficile après une simple averse ou une bonne journée de pluie d'évaluer précisément la quantité d'eau tombée sans outil de mesure. Seul un pluviomètre fournira cette indication. Calibré et gradué en milimètres, chaque trait indique le nombre de litres d'eau tombés par mètre carré.
Par exemple, 4mm = 4 l d'eau par mètre carré.   
T_FEDESAMARTH