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Histoire des carrés potagers

Le potager, on le veut joli, si possible accessible aux enfants, sans pour autant leur confier la tâche unique du désherbage. Et surtout, on ne sait plus faire. On se sent un peu démuni face à cet espace de quelques mètres carrés de pelouse que l'on voudrait dédier à la culture. Comment faire ? Par où commencer ?
Les potagers en carrés sont une réponse idéale. Et qui n'a pas rêvé de voir chez lui ces bordures magnifiques de châtaigner ou de saule tressé, de planches de bois brut ou travaillé ?  

Un principe ancien


Petit B.A.B.A du jardin, idéal pour rester humble : il est bien rare que le jardinier invente. En général, il redécouvre. Et c'est le cas avec les potagers en carrés.
Incontestablement, cette technique qui consiste à border un emplacement pour le surélever en y ajoutant de la terre évoque les carrés des simples médiévaux, ces structures graphiquement parfaites, ordonnées et rationnelles.
Même s'il ne fait aucun doute que ces techniques étaient pratiquées, n'allons pas imaginer qu'elles étaient pour autant courantes. Paysans, modestes artisans ou ouvriers des villes cultivaient à plat. On comprend aisément que l'essentiel de leur énergie était alors consacrée à défendre leurs modestes carrés d'éventuels dégâts causés par le gibier, les animaux domestiques, voire les enfants bien plus laissés à eux-mêmes que de nos jours.  

Ces structures élaborées en carrés réhaussés qui demandent de la main-d'oeuvre et des matériaux étaient réservées aux plus riches ou aux monastères.
Attention donc aux clichés du potager médiéval avec son cortège de légumes anciens admirablement alignés dans des plessis de saule ou de châtaigner tressés, dominés par des arceaux fleuris, le chant d'une fontaine complétant ce tableau idyllique.
Si ces structures ont bien sûr existé, elles étaient encore une fois réservées aux plus riches et c'est aux XIVe et XVe siècles, époque où l'on commence à trouver l'essentiel de l'iconographie du jardin médiéval, que l'on en trouve le plus de traces.  

Pourquoi se donner autant de travail ?


Il est évident qu'il fallait de bonnes raisons pour mettre de tels chantiers en oeuvre. Sans tronçonneuse, tractopelle et benne, l'opération avait de quoi réfréner les ardeurs de plus d'un.
Sauf si, bien sûr, l'intérêt agronomique et l'état du sol justifiaient une telle entreprise. Incontestablement, c'était le cas.
Le premier effet bénéfique de ces constructions est de favoriser le réchauffement prématuré du sol, les rayons du soleil tapant en oblique sur toute la hauteur cultivée. Et quelle facilité pour réaliser des substrats sur mesure !
Quand on dispose des éléments nécessaires, il est quand même nettement plus simple de recréer une terre idéale en mélangeant amendements, fumiers, compost et terre franche à sa guise. Enfin, avec ce type de petits édifices, il n'est plus à craindre que quelque maladroit ou autres animaux errants ne viennent piétiner et massacrer les cultures.  

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